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 légende dans le Tarn

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provence82

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MessageSujet: légende dans le Tarn   Dim 27 Aoû - 17:32

Saut du Sabot (Le) dans le Tarn,
siège d’une sinistre légende
(D’après « Mosaïque du Midi », paru en 1840)









Sur les bords du Tarn, aux environs d’Albi, à l’endroit appelé le Saut du Sabot et où la rivière se trouve resserrée entre deux énormes barrières de rocher, les villageois et villageoises du XIXe siècle pleuraient encore en écoutant le récit de la mort du berger Saho : il allait voir sa mie qui bientôt accepta le mariage. Mais dans l’ombre, un certain Guillaume, guidé par la jalousie, ne l’entend pas ainsi et décide de mettre à profit le dangereux passage tombant à pic sur le cours d’eau...

Sur les rives ombragées de la Garonne, sur les bords de la Durance, l’habitant des campagnes transmet à ses enfants les chants de ses aïeux. Sous le ciel méridional, comme sous le ciel de la Grèce, plusieurs poètes inconnus ont célébré le dévouement et les malheurs de l’amour. Sur les rivages de l’Hellespont, de nombreuses générations se sont raconté d’âge en âge la gracieuse et touchante histoire de Léandre et de Héro. Sur les bords du Tarn, à l’endroit où cette rivière se trouve resserrée entre deux énormes barrières de rocher — appelé aujourd’hui Saut de Sabo, de Sabot ou du Sabot –, on se souvenait jadis du tragique récit de la mort du berger Saho.

Voyez-vous ce village caché comme un nid de tourterelle au milieu des arbres touffus qui le couvrent de leur ombrage ? Là vivait autrefois une jeune bergère qui portait le nom d’Indie. Elle était la fleur du hameau ; elle avait à peine seize ans lorsque tous les bergers des environs la demandèrent en mariage à sa vieille mère. Mais les joues d’lndie devenaient rouges comme la cerise printanière, toutes les fois qu’elle entendait les doux propos d’amour.

— Je ne veux point quitter ma mère, disait-elle, ma vieille mère qui n’a d’autre soutien que moi.

Quelques années s’écoulèrent, et lorsque le joli mois de mai revenait avec les beaux jours et les fleurs, tous les bergers allaient, la nuit, planter devant la petite maison d’Indie un jeune arbrisseau qu’ils couvraient de rubans et de guirlandes. lndie avait déjà vingt ans, lorsque revenant du village où elle avait communié, le saint jour de Pâques, elle rencontra un berger qui habitait le hameau voisin.
Saut du Sabot (Tarn)
Saut du Sabot (Tarn) vers 1840

Ce berger avait nom Saho. Il était beau comme un ange du paradis, et son troupeau prospérait, parce que Dieu veillait sur lui pour récompenser la piété du berger. Toutes les jeunes filles en âge d’être mariées s’asseyaient, le soir, sur leurs portes, pour voir passer Saho quand il ramenait son troupeau du pâturage. Mais Saho baissait modestement les yeux et récitait ses oraisons. Cependant, il aimait la belle lndie de l’amour le plus tendre.

— Indie, lui dit-il, en revenant du village, le saint jour de Pâques, lndie, vous avez communié aujourd’hui, et je suis sûr quo vous aimez bien le bon Dieu.

— Et vous aussi, Saho, répondit la bergère.

— Longtemps j’ai cru qu’il ne fallait aimer que le bon Dieu et ma mère, répondit Saho ; mais plus souvent je vous vois, plus je sens que mon cœur s’ouvre à un autre amour. Quand vous passez près de moi, je n’ose pas vous regarder, je tremble, et puis je pleure lorsque vous vous éloignez. Demain je viendrai voir votre mère, je lui dirai si elle veut nous marier ensemble.

— Nous marier ! fit lndie en rougissant.

— Si vous ne m’aimez pas encore, lndie, vous m’aimerez plus tard.

lndie et Saho se séparèrent à l’instant ; ils avaient aperçu quelques villageois au détour du sentier. A quelque temps de là, des pleurs se firent entendre dans la maison d’Indie ; la jeune bergère avait perdu sa mère, et longtemps elle fut inconsolable. Saho ne quittait plus le village ; il craignait qu’il n’arrivât quelque malheur à celle qu’il appelait déjà sa fiancée.

Mais le curé du village blâma ces assiduités, et Saho revint dans son hameau, de l’autre côté de la rivière. lndie éprouva bientôt le besoin de revoir son berger bien-aimé ; elle dépérissait, la pauvre colombe, depuis qu’elle n’entendait plus la musette de Saho. Par une belle soirée d’été, la bergère s’assit sur un des rochers qui s’élèvent aux bords du Tarn, et chanta la ballade des trois jeunes filles à marier :

« Sur le bord de la rivière, sur le bord fleuri, il y a trois jeunes filles, filles à marier. Celle qui est la plus jeune ne fait que pleurer. Pourquoi pleurer, fillette, pourquoi tant soupirer ? Si je pleure, pauvrette, j’en ai bien raison ; les glands de ma ceinture dans l’onde sont tombés. Que donnerez-vous, brunette, à celui qui ira les chercher ? Je lui donnerai une rose avec un doux baiser.

« Alors le galant tire ses chausses et se lance dans l’eau ; dans l’onde le galant s’est enfoncé. La dernière vague a fait flotter les glands ; tenez, tenez, brunette, voici vos glands dorés. »

Puis lndie ajouta : « Quand j’étais petite, je gardais les agneaux ; parmi les fleurs de la prairie je ne pensais pas aux amours. Maintenant que je suis grande, je garde les moutons ; je les fais paître sur l’herbette, dans ces champs si doux. Un jour, je les ai conduits à l’onde de ce petit ruisseau ; là j’ai trouvé sur la prairie trois chevaliers gracieux.

« L’un me dit : adieu, Indie ; l’autre : adieu, amour ; l’autre me pousse dans le ruisseau comme un pêcheur jette sa ligne. Il y avait peu d’eau, je ne me suis point mouillée ; au pied du beau pommier je me suis assise. Pommier divin, qui charmes, tu as de bien belles fleurs, mais tu n’en as pas autant que mon cœur a d’amours. »

Saho tressaillit d’amour et de joie entendant les douces paroles d’Indie. La rivière n’était pas large à cet endroit, et il sauta d’un bord à l’autre avec la légèreté d’un jeune chevreau. Le lendemain, il franchit aussi la rivière ; la bergère et le berger ne pouvaient plus passer un jour sans se voir.

— Indie, ma douce amie, dit un jour Saho, marions-nous ensemble ; nous n’aurons plus qu’un seul troupeau ; nous cultiverons ensemble nos petits champs, lorsque nos en fans seront en âge de garder nos moutons.

— La volonté de Dieu soit faite, répondit Indie, et vos vœux accomplis, berger Saho.

Quelques jours après, le bruit courut dans le village que l’heureux Saho était à la veille d’épouser Indie. Tous les voisins se réjouirent, car le berger et la bergère étaient purs et innocents, comme au jour de leur baptême, et tout le monde les aimait. Un seul berger détestait Saho : ce berger s’appelait Guillaume. Il était laid à faire peur à toutes les filles, et cependant il avait osé tenir propos d’amour à Indie. Mais la bergère s’était moquée de lui.

Guillaume dissimula ses projets de vengeance ; il s’aperçut que le rocher formait une pente rapide jusqu’au bord de la rivière. Pendant le jour, il sema de petits cailloux ronds sur cette surface unie, et il se dit en riant aux éclats, comme un démon : « Ce soir, galant Saho, tu ne verras pas Indie, ta douce amie ; tu tomberas dans le gouffre, et demain j’annoncerai ta mort à l’orgueilleuse bergère. »

Quelques instants après le coucher du soleil, le berger Saho aperçut une quenouille plantée sur le rocher de la rive opposée ; c’était le signal si désiré du rendez-vous. Il voulut s’élancer pour franchir la rivière, mais les petits cailloux roulèrent sous ses pieds ; il ne put garder l’équilibre, et après avoir chancelé pendant quelques instants, il tomba dans l’abîme en criant : « Indie, je meurs, Indie, adieu pour toujours. »

La bergère entendit ce cri de désespoir qui la glaça de terreur. Elle courut au bord de la rivière, mais elle ne vit rien dans le gouffre. Le chapeau de Saho restait seul sur la rive opposée. Deux jours après on trouva le cadavre de Saho au-dessous du pont d’Albi. On le porta au village où il fut enseveli près du tombeau de la mère d’Indie.

La pauvre bergère ne pleura pas longtemps son fiancé. Elle s’endormit du sommeil du juste, et toutes les jeunes filles du village portèrent le deuil. Guillaume fut maudit ; on le chassa du pays, et l’endroit où le fiancé d’Indie avait trouvé la mort fut appelé le Saut du Sabot, où l’on construisit un pont peu avant 1840.
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MessageSujet: poésies choisies pour vous   Lun 28 Aoû - 13:38




La colombe


J’ai pris ma plus belle plume
Pour illustrer la paix
C’était une plume en or
Comme on n’en voit jamais

Je l’ai trempée dans l’Amour
Pour que disparaisse la Haine
Je l’ai posée sur ma feuille
Pour que disparaisse l’Orgueil

Mais malgré tout l’or de cette plume
Elle s’est brisée sur le bitume

C’est là que j’ai compris
Que ce qui compte n’est pas la plume
Mais l’âme de celui qui la tient
Car même si ma plume est brisée
Ce texte m’appartient

C’est là que j’ai compris
Que ce qui compte n’est pas rêver
Mais prendre en main son destin
Car même si ma plume est brisée
Mon avenir m’appartient

J’ai pris une simple plume
Pour illustrer la paix
Juste une simple plume blanche
C’était celle d’une colombe
Elle me l’a donnée
Puis s’est envolée
Elle a disparu
Sous le ciel étoilé

Jamais je ne l’ai revue
Depuis que l’on s’est quittée
Mais parfois dans le vent
Je crois entendre son chant
Un chant doux et léger

J’ai voulu reprendre
Ma belle plume blanche
Pour illustrer la paix
Mais je l’avais tant usée
Que j’ai eu peur
De la briser

La colombe
Je l’ai enfin revue

Elle a repris sa plume
Et m’a suppliée
Que ce texte
Lui soit dédié

Elle s’est enfuie
Vers la lumière
Elle a disparu
Sous le soleil

Myriam JEANMONOD
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MessageSujet: textes a méditer psychologie   Lun 28 Aoû - 16:30






JOLIE PENSEE
Dans les livres,
il y a des chapitres pour bien séparer les moments,
pour montrer que le temps passe
ou que la situation évolue,
et même parfois des parties
avec des titres chargés de promesses.
La rencontre, L'espoir, La chute,
comme des tableaux.
Mais dans la vie, il n'y a rien, pas de titre,
pas de pancarte, pas de panneau,
rien qui indique attention danger,
éboulements fréquents
ou désillusion imminente.
Dans la vie on est tout seul avec son costume,
et tant pis s'il est tout déchiré.

====

LE PASSE ET LE FUTUR



Le Passé, le dos courbé fouillant ses souvenirs et le Futur les yeux tournés vers l'Avenir conversaient il n'y a pas si longtemps.
- Je ne vous comprends pas, disait le Passé. Vous perdez votre temps! Où pensez-vous allez avec vos rêveries? Vous n'êtes même pas sûr d'être encore là demain.
- Peut-être, répondit le Futur, mais puis-je vous dire que pour ma part, je trouve votre attitude quelque peu farfelue. Vous vous nourrissez de choses disparues qui ne reviendront plus et de plus impossibles à changer.
Avouez qu'il faut être vraiment un peu bizarre pour se complaire ainsi dans un monde désuet et qui, dans bien des cas, est rempli de regrets.
Plein de respect envers ses pairs, le Présent avait écouté toute la conversation.
- Messieurs, dit-il alors, puis-je me permettre d'émettre une opinion?
- Allez, dirent le Passé et le Futur pour une fois d'accord. Vous avez la parole, nous vous écoutons.
Le Présent, calmement, énonça ce qui suit:
- Mon cher Passé, avec vos souvenirs, il est clair que vous êtes précieux, pour autant bien sûr qu'ils soient agréables, plaisants et heureux.
Quand à vous cher Futur rêveur, plein de projets, il y a là une question de mesure: les projets, il en faut, c'est bien évident car ils sont des moteurs d'action, mais ils ne doivent pas cependant entraver le parcours du présent, qui lui, a comme mission de vivre intensément chaque minute, chaque heure ou encore chaque moment.
Souvenirs ou projets, ne peuvent en aucun cas museler le présent ou limiter sa vie, mais bien tout au contraire le rendre plus attrayant, accompagné par quelques beaux souvenirs,
alors le Présent se vivra pleinement..

=

SI JE POUVAIS !




Si je pouvais prétendre remonter le temps

Et revenir au seuil de mes jeunes printemps

Effacer les rides, retrouver la jeunesse

Revivre pour aimer, car l'amour n'a de cesse.

Oui mais on ne peut pas retourner en arrière

Et l'on ne saura jamais arrêter le temps

Nous devons accepter cette vie passagère

Tout le poids de ces ans et le corps vieillissant

Que reste-t-il de nos belles années passées ?

Qu'adviendra-t-il de notre sage destinée ?

Du futur de notre vie et de la vieillesse

Tomberons-nous dans l'oubli et sans la tendresse ?
==

VIVEZ LE MOMENT PRESENT



Faut-il toujours se demander ce que demain va nous arriver ?
Si on vivait simplement aujourd'hui
On aurait beaucoup moins d'ennuis.
Inutile de vivre dans le passé puisque c'est terminé
Et pour l'avenir, attendons donc qu'il arrive
Soyons heureux dans le présent.
Laissons l'avenir se dessiner lentement.
Tous ces jours que vous laissez passer ,jamais vous ne les retrouverez
Regardez le bonheur que vous avez maintenant.
Profitez de chaque heure que vous vivez car les heures font les journées.
En vieillissant vous regretterez ces jours perdus car ils diminueront de plus en plus !
Soyons heureux dans le présent car c'est le moment le plus important !
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MessageSujet: textes a méditer psychologie   Lun 28 Aoû - 17:08

Oublier pour comprendre

Lorsqu'on vous offre un petit vin blanc, bien frais, par un jour de forte chaleur, tendez-cous un verre plein d'eau?
Rien. Vous avez soif de bonheur autant que d'une boisson rafraîchissante par temps chaud.
Mais si vous appportez à l'étude des lois qui le conditionnent un entendement empli de tous les lieux communs sur la fatalité,
sur la prépondérance de la maladie, de la misère, du désespoir, qu'en tirerez-vous? Néant.
Donc, si vous voulez avcquérir les connaissances inidspensables pour faire régner la joie dans votre propre existence
et sur terre, vous devez faire table rase de tous vos préjugés, contre l'évidence même.
A la base de l'étude des lois du bonheur se place un acte d'humilité: pour savants que nous soyons dans les sciences humaines,
pour fiers que nous puissions être de la logique de notre cerveau, nous devons admettre que nous ignorons toutes les lois grandioses
qui feraient de ce monde un monde harmonieux, si tous les appliquaient.
L'univers est semblable à une symphonie créée par un compositeur de génie, mais chacun des musiciens joue faux la partie qui lui a été confiée,
faute d'avoir appris ses notes. On peut être un grand physicien, un grand homme d'affaires, un illustre personnage,
et ne pas savoir la gamme. On peut avoir réussi partiellement sa vie, et ne pas être heureux: c'est le cas la plupart du temps,
les êtres parfaitement heureux sont rares sur terre, et ces privilégiés connaissent et appliquent les lois du bonheur.
Pour y parvenir, ils ont commencé par admettre qu'ils avaient tout à apprendre, ils se sont oubliés eux-mêmes, ils ont rendu à la connaissance
une coupe vide, que l'Esprit en eux a emplie.
Ces lois, ce n'est pas moi qui les invente. Elles sont aussi vieilles que notre planète.
Onles trouve dans la Bible, dans les livres sacrés de l'Inde et du Tibet, dans les écrits des sages de la Chine et,
plus récemment, dans l'Evangile.
Mais l'accoutumance les a recouvertes d'une épaisse couche de poussière, et beaucoup s'y croient fidèles
qui n'observent que la lettre, sans se donner la peine d'n saisir l'sprit.
C'est à cet esprit des lois de vie qu'il faut être ouvert, au mépris de toute vanité des connaissances humaines.
Enfin, ce qui compte, ce n'est pas ce que vous apprenez, mais ce que vous faites.
Il vous faut travailler à acquérie des habitudes nouvelles.
Savoir, c'est agir. Toute acquisition intellectuelle qui ne se réflète pas dans nos actes est nulle.
Vous devez renaître de l'esprit, et vivre selon l'esprit.

Marcelle AUCLAIR, le livre du bonheur
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MessageSujet: légende Bretonne les korrigans   Lun 28 Aoû - 18:21







Les Korrigans

Le Korrigan est issu du folklore breton, une sorte de gnome ou lutin farfelu. Le mot korrigan signifie "petit nain", du breton korr = nain, suivi du diminutif ig et du suffixe an, avec le pluriel breton ed = Korriganed. On les appelle aussi Poulpikets, Kornandons ou Ozégans.

Les Korrigans sont les gardiens des trésors des collines.
Ils sont extrêmement riches, mais aussi incroyablement avares.
La légende leur donne des capacités d'alchimistes, ce qui expliquerait leur richesse.

Ces lutins sont des esprits prenant l'apparence de nains dans la légende celtique et plus particulèrement bretonne.
Parfois bienveillants ou malveillants, on les décrit ayant une magnifique chevelure et des yeux rouges lumineux pour ensorceler les mortels, ou comme petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, voire même possédant une grosse tête fort laide et très ridée.

Ils hantent surtout les sources et les fontaines.

Peu actifs en hiver, une légende bretonne raconte qu'à l'arrivée des beaux jours, ils appellent les mortels à la tombée de la nuit pour les faire venir autour d'un feu où dansent des korrigans.
Ce rituel leur permet d'augmenter la puissance de certains de leurs pouvoirs. Si le mortel invité se joint à leur danse, il se fait entrainer dans un piège où il finit tué ou envoyé dans une caverne souterraine.
Car les Korrigans naissent et meurent sous terre.

Au Moyen Âge, les Korrigans seraient les auteurs des ronds de sorcières que l'on trouvait parfois sur les prés ou dans les sous-bois ; ils danseraient autour de ce cercle à la tombée du jour.
Ils symbolisent aussi la résistance de la Bretagne à la christianisation et on leur prête alors des facéties nocturnes à proximité des églises, prenant surtout les prêtres comme cibles.
D'autres légendes racontent qu'ils ne sont pas méchants mais seulement espiègles.
Ils s'amusent et jouent des tours pendables à tous ceux qui leur manquent de respect et qui les dérangent. Ils proposent des défis qui, s'ils sont réussis, donnent le droit à un voeu mais qui peuvent, en cas d'échec, se transformer en pièges mortels menant tout droit en enfer ou dans une prison sous terre sans espoir de délivrance.
Quant à ceux qui les traitent comme il convient, ils leur témoignent leur bienveillance et leur rendent beaucoup de services. Ils sont dotés d'une force extraordinaire.

On prétend que durant la nuit du 31 octobre, ils sévissent à proximité des dolmens, prêts à entraîner leurs victimes dans leur monde souterrain pour venger les morts des sévices des vivants. Cette tradition les rattache à celle d'Halloween, à l'origine fête de Samain ; ce nouvel an celtique est devenu au fil des siècles et des religions la fête que nous connaissons aujourd'hui.





Le Korrigan et le Bossu :

On raconte qu'un jour, un bossu vint à passer près d'une clairière. Il aperçut des korrigans qui s'amusaient à chanter :
- Lundi, mardi, mercredi, ... lundi, mardi, mercredi ...
- Ben alors, les korrigans, elle est pas finie, votre chanson ? moi je peux vous donner la suite ! se moqua gentiment notre bossu.
- Attention, dirent les korrigans, si ce que tu nous promets n'est pas à la hauteur de nos souhaits, tu seras sévèrement puni de ton audace !
Et le bossu de chantonner :
- Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, et puis le dimanche aussi et voilà la s'maine est finie !
- Hourra ! crièrent les korrigans tellement ils étaient contents ! Notre chanson est plus longue à présent ! Dis-nous c' que tu souhaites : argent, beauté ?
-Ben, si vous pouvez, j'aimerai bien me séparer de ma bosse.
Sitôt dit, voilà les korrigans qui s'emparent du bossu, et le jettent dans un trou. Quand il réapparaît, le voilà tout droit, notre bossu ! Tout beau !
Souvent, les intrépides ont moins de chance. Quiconque essaie d'entrer dans la ronde des korrigans se voit piégé toute la nuit jusqu'à épuisement. Ce sont des êtres facétieux qui peuvent se révéler dangereux.
"Vengeance de lutin, on n'en voit pas la fin" dit le proverbe.

La reine des Korrigans :

Il était une fois un pauvre pêcheur qui s'appelait Pierre Cavalin. Il demeurait en haut d'une falaise surplombant la mer.
Ce soir-là, il faisait mauvais temps. Pierre, assis au coin de la cheminée, mangeait une bonne soupe au lard avec quelques tartines de pain beurré.
Tout à coup on frappa. Pierre alla ouvrir la porte. Une vieille femme, toute ruisselante, vêtue de guenilles entra.
Le pauvre pêcheur l'invita à s'approcher du feu et à partager sa nourriture. La pauvresse but sa soupe avec appétit. Alors, elle lui dit qu'elle était la reine des korrigans. Pour le récompenser de sa bonté, elle l'invita dans son palais au pied de la falaise. Elle lui dit d'apporter trois sacs. A minuit pile, Pierre entrait dans la grotte des Korrigans.
Dans une grande salle toute illuminée dansaient des centaines de Korrigans habillés de rouge. Le pêcheur fut entrainé par les lutins dans une ronde interminable. Pierre aperçut des coffres emplis d'or.
La reine lui dit qu'il pouvait en prendre autant qu'il voulait à condition de partir avant le chant du coq.
Il mangea, dansa toute la nuit. Quand le soleil commença à se lever, il se précipita pour remplir ses sacs d'or.
Soudain, le chant du coq retentit. Pierre courut vers la sortie. Il avait trop attendu : Lorsqu'il arriva chez lui, il ouvrit ses sacs et constata que son trésor s'était transformé en cendres. Pierre était désolé.
A la tombée de la nuit, la reine des Korrigans revint le voir. Elle eut pitié de lui. Elle lui offrit un plat magique, en terre, qui se remplirait de nourriture à chaque fois qu'on le désirerait.
Pierre Cavalin conserva le plat en terre toute sa vie durant et ainsi, il n'eut plus jamais faim.

Le plus petit des Korrigans :

Anicet le Bossu faisait métier de jouer du biniou. Sitôt qu'il y avait une noce dans le pays, on le voyait arriver l'instrument sous le bras et suivi de son chien Gwendal. Il jouait le temps qu'il fallait et souvent plus.
- A se revoir la compagnie ! Allez Gwendal, derrière ! Et le voilà parti allant d'un côté à l'autre, de gauche à droite, de droite à gauche.
Il est vrai que la dernière bolée de cidre est souvent la bolée de trop !
- Je ferai mieux de me coucher, oui ! et il se laissa tomber au pied d'un rocher tapissé de fougères sèches.
Il n'eut guère le temps de dormir ; il fut vite réveillé par les aboiements plaintifs de Gwendal qui n'en finissait pas de trembler sur ses pattes.
- Vrai, il se passe quelque chose de pas normal ! et c'est alors qu'il entendit tout un remue-ménage à un mètre à peine, sous une énorme pierre.
- Seigneur Dieu! Un repaire de korrigans ! C'est bien ma chance ! et de répéter chaque fois qu'un des lutins sortait de la terre :
- Le bonjour à toi ... et à toi aussi ... le bonjour à vous tous !
- et le bonjour à toi ! Répondit celui qui avec sa barbe en pointe, des sourcils broussailleux avait des allures de chef.
Et à son signal, les korrigans se mirent tous à danser autour d'Anicet en chantant : Dilin ha dimern, Mar de achiui hou tra ho Ké ha ké ha ké Mar de achiui ou traou Ka hé ké ha ké ... (Lundi et Mardi si vous achevez votre travail, regrets et regrets vous aurez !) La chanson s'arrêtait là.
Il y avait bien une suite, mais aucun korrigan n'en connaissait le premier mot ! Alors ils reprenaient sans cesse les mêmes paroles, attendant vainement la suite.
- Tu connais la loi des korrigans ? demanda celui qui avait des allures de chef.
- Ma foi non !
- Soit tu trouves la fin de la chanson et tu deviens l'homme le plus riche du monde...
- et si je ne trouve pas ?
- je ne sais pas encore. On te changera peut être en crapaud ! ou bien on te collera une deuxième bosse sur le dos ! Attends un peu... J'ai une autre idée ! Sais-tu quel jour nous sommes ?
- ma foi non !
- Le 23 septembre... Le jour de la Saint-Kadog, le saint patron des korrigans ! La tradition veut que ce jour-là nous racontions des histoires, des histoires de lutins, bien sûr, et toujours en exagérant. Alors, puisque tu es là, nous te choisissons comme juge. A toi de décider, entre trois de nos conteurs lequel est le plus vantard. Seulement souviens-toi de ce que je vais te dire : "Per gwirion n'eo ked mad da laret !" (toute vérité n'est pas bonne à dire !).
Le premier korrigan commença ainsi :
- Ne cherchez pas ! je suis le plus petit. Et c'est de famille ! A l'époque où mon pauvre père vivait et où un lutin était encore un lutin, il passait sous le poitrail d'un cheval sans avoir à se baisser ! et on l'applaudit comme il se devait.
Le deuxième était déjà plié en deux par le fou rire :
- Eh bien moi, mon père était plus petit encore ! Pensez un peu : d'une niche de chien il s'était fait une demeure de cinq pièces !
Et on l'applaudit tout autant. Vint le troisième concurrent.
- Quelle chance vous avez tous les deux d'avoir connu vos pères ! Le mien est mort bien avant ma naissance. C'est ma mère qui m'a appris qu'il s'était tué en tombant d'une échelle alors qu'il cueillait des fraises dans la région de Plougastel !
- alors ? Lequel des trois a le plus exagéré ?
- Pas plus l'un que l'autre.
- Comment, rugit le troisième korrigan-conteur, n'ai-je pas mieux menti que les autres ?
- Peut être, mais si je l'avais dit, les deux autres m'auraient assommé.
- Ca c'est sûr ! Dis donc, tu as oublié d'être bête, toi !
- je me suis souvenu : "Toute vérité n'est pas bonne à dire !"
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MessageSujet: Re: légende dans le Tarn   Lun 28 Aoû - 19:27

Hélas je n'ai pas le temps de lire tout ça cette semaine merci Provence
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MessageSujet: Re: légende dans le Tarn   

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